Mon histoire

homme qui choisi la lumière

Je ne suis ni médecin ni psychologue.

Mais j’ai vécu l’addiction de l’intérieur.

Cannabis. Cocaïne. Jeu.

Deux séjours en clinique.

Des années à essayer de faire taire quelque chose que je ne comprenais même pas moi-même.

Ce site n’est pas né d’une théorie.

Il est né d’une vie passée à survivre.


L’enfance

Il y a des enfants qui grandissent.

Et il y a des enfants qui apprennent très tôt à tenir debout seuls.

Je fais partie de ceux-là.

J’ai grandi dans un environnement marqué par les addictions, la souffrance et l’instabilité émotionnelle.

Très jeune, j’ai compris quelque chose sans pouvoir le formuler :

Le monde pouvait devenir dangereux du jour au lendemain.

Alors j’ai développé ce que beaucoup développent dans ce genre d’environnement.

Une carapace.

À l’extérieur, j’avais l’air normal.

À l’intérieur, c’était déjà le chaos.


La première échappatoire

À 12 ans, j’ai fumé mon premier joint.

Je ne cherche pas à glorifier ce moment.

Mais je serais malhonnête de dire que ça ne m’a rien apporté.

Pour la première fois depuis longtemps, mon cerveau se taisait un peu.

L’anxiété ralentissait.

Le vide devenait plus supportable.

Le problème, c’est que quand quelque chose soulage une douleur profonde, le cerveau le retient très vite.

Sans le comprendre, je venais de découvrir un moyen rapide de fuir ce que je ressentais.

Et pendant des années, la consommation est devenue ma manière de survivre émotionnellement.


Quand ça ne suffit plus

Au début, on pense contrôler.

Puis les habitudes deviennent des besoins.

Et les besoins deviennent des prisons.

Le cannabis a été suivi par la cocaïne.

Puis par le jeu.

L’addiction ne détruit pas seulement la santé.

Elle détruit la relation qu’on entretient avec soi-même.

Petit à petit, je me suis isolé.

J’ai commencé à vivre dans le déni, les pensées permissives, les négociations permanentes avec moi-même.

Je pensais gérer.

Comme beaucoup.

Jusqu’au jour où tout a commencé à s’effondrer.

J’ai perdu des dizaines de milliers de francs dans le jeu.

Je me suis perdu dans des comportements que je ne reconnaissais même plus.

Et malgré ça, une partie de moi continuait à consommer.

Pas parce que j’aimais souffrir.

Parce que je ne savais plus vivre autrement.


La clinique

Le plus difficile dans l’addiction, ce n’est pas seulement d’arrêter.

C’est de se retrouver face à soi-même une fois le silence revenu.

Entrer en clinique a été l’une des décisions les plus importantes de ma vie.

Pas parce que tout a changé immédiatement.

Mais parce que, pour la première fois, j’ai arrêté de fuir totalement ce que je vivais.

J’ai commencé à comprendre certains mécanismes.

Le déni.

La honte.

L’isolement.

Les rechutes.

Les pensées permissives.

Le vide émotionnel.

Et surtout cette réalité difficile à accepter :

On ne guérit pas simplement parce qu’on arrête de consommer.

Il faut aussi apprendre à reconstruire une vie.


Aujourd’hui

Je suis encore en reconstruction.

Mais aujourd’hui, je vis les choses différemment.

J’apprends à vivre sans anesthésier mes émotions.

Simplement à ralentir.

À comprendre ce qui se passe réellement à l’intérieur de moi.

À créer une vie plus stable.

Plus saine.

Plus alignée.

Je ne prétends pas avoir toutes les réponses.

Mais je sais ce que ça fait :
de se détester,
de se perdre,
de rechuter,
de croire qu’on ne s’en sortira jamais.

Et je sais aussi qu’on peut commencer à revoir la lumière.

Même après des années dans l’ombre.


Pourquoi ce site existe

Pendant longtemps, je me suis senti seul face à tout ça.

Seul avec les pensées.

Seul avec la honte.

Et seul avec les comportements destructeurs.

Alors j’ai créé ce site pour une raison simple :

Que d’autres personnes ne traversent plus ça seules.

Que les personnes concernées puissent se reconnaître.

Et aussi que les proches puissent comprendre.

Même au plus profond de l’ombre, on peut y trouver la lumière.


Commencer le parcours

Si tu veux comprendre davantage les mécanismes de l’addiction, tu peux commencer ici :

→ Comprendre l’addiction
→ Pourquoi c’est si dur
→ S’en sortir
→ Pour les proches


Pour des ressources professionnelles en Suisse :
Addiction Suisse