
Il y a des moments
où ta vie ne ressemble même plus à une vie.
Juste une suite d’heures à tenir.
Une journée qui n’en est pas vraiment une.
Se lever…
ou plutôt émerger.
Et déjà vouloir retourner dormir.
Pas pour se reposer.
Mais pour ne pas ressentir.
Quand j’étais au plus bas
Quand j’étais au plus bas,
je me forçais à dormir.
Même après m’être réveillé.
Pour éviter :
les pensées.
la honte.
la culpabilité.
et cette douleur constante…
celle de savoir que je me détruisais.
Et que je n’arrivais pas à m’arrêter.
Je ne vivais pas.
Je survivais.
Le quotidien
Je me levais tard.
Souvent vers 18h, 20h.
Juste avant que les magasins ferment.
Pas pour vivre.
Pour tenir une soirée de plus.
Si j’avais encore de quoi fumer,
je fumais.
Sinon, c’était cigarettes direct.
Ensuite le téléphone.
Mais sans ouvrir les messages.
Parce que répondre,
ça voulait dire assumer.
Et je n’avais plus la force d’assumer quoi que ce soit.
L’argent et la survie
Je n’avais plus d’argent.
28 jours sur 31.
Tout partait.
Toujours pareil.
Je savais que j’allais perdre.
Je savais que j’allais me mettre dans la merde.
Mais je ne pouvais pas m’arrêter.
Alors je scénarisais déjà :
Comment aller voler de la nourriture.
Comment tenir encore un jour.
Juste un de plus.
Et quand j’avais un peu d’argent,
je ne le dépensais pas pour m’en sortir.
Je le dépensais pour continuer.
Cigarettes.
Bouffe.
Survivre.
Pas vivre.
L’isolement
Je m’isolais.
Direct.
Dans ma chambre.
À faire passer les heures.
Une par une.
La honte…
elle te ronge.
Silencieuse.
Constante.
La douleur réelle
Et la douleur ?
Ce n’est pas une solitude normale.
Ce n’est pas “être seul”.
C’est autre chose.
C’est être enfermé avec toi-même.
Avec tout ce que tu refuses de regarder.
Je dansais avec l’enfer.
Tous les jours.
Si tu es là
Et si tu es là,
il y a de grandes chances que tu comprennes exactement
de quoi je parle.
Une vérité importante
Tu ne vas pas tout changer aujourd’hui.
Et c’est OK.
Parce que le problème,
ce n’est pas que tu n’as pas de volonté.
C’est que tu es épuisé.
Mentalement.
Émotionnellement.
Tu veux t’en sortir ?
Mais ton cerveau est déjà saturé.
Alors “tout changer” devient impossible.
Ce que tu peux faire aujourd’hui
Pas demain.
Pas dans 6 mois.
Aujourd’hui.
Pas arrêter tout.
Pas devenir quelqu’un d’autre.
Juste :
faire une chose différente.
Une seule.
Ça peut être :
répondre à un message que tu ignores
sortir prendre l’air 5 minutes
ne pas replonger aujourd’hui
ou juste reconnaître honnêtement où tu en es
Ce n’est pas impressionnant.
Mais c’est réel.
Et c’est comme ça que ça commence.
La réalité que personne ne dit
Tu ne t’en sortiras pas
en faisant un effort parfait.
Tu t’en sortiras
en faisant des petits pas réels.
Même quand tu es au fond.
À retenir
Tu n’as pas besoin d’être prêt pour toute ta vie.
Tu as juste besoin
de faire un pas aujourd’hui.
Et si tu es encore là à lire ça,
c’est que tu n’as pas complètement abandonné.
Et ça…
c’est déjà énorme.
Tu n’es pas seul
Si tu vis ça en silence,
tu n’es pas seul.
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Si tu veux comprendre pourquoi ton cerveau te ramène toujours au même endroit, lis Pourquoi un addict ment — ce que tu dois savoir. Et si tu veux comprendre ce qui se passe dans ta tête avant de craquer, va lire Tu crois qu’il s’en fout.

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